07.09.2017, 00:01  

Pépinière unique en Valais

Abonnés
chargement
Stéphane Jordan (à gauche), président du triage, et Jean-Baptiste Bruchez, garde forestier, veulent inciter les gens à planter des arbustes de la région.

 07.09.2017, 00:01   Pépinière unique en Valais

Par robin torrent

Le triage forestier régional veut promouvoir les essences indigènes.

Une pépinière totalement inédite, mettant en valeur uniquement des essences indigènes, a vu le jour à Fully, à l’initiative du triage forestier de Collonges. Dorénaz et Fully.

Les origines de ce projet remontent à vingt ans déjà. En 1997, la commune de Fully remporte le Prix Binding pour la gestion exemplaire de ses forêts. La somme empochée lui permet de...

Une pépinière totalement inédite, mettant en valeur uniquement des essences indigènes, a vu le jour à Fully, à l’initiative du triage forestier de Collonges. Dorénaz et Fully.

Les origines de ce projet remontent à vingt ans déjà. En 1997, la commune de Fully remporte le Prix Binding pour la gestion exemplaire de ses forêts. La somme empochée lui permet de financer plusieurs activités dans le domaine de la nature et notamment la création d’une petite pépinière indigène.

Cette dernière ne connut ensuite guère de développement, jusqu’à l’arrivée de Jean-Baptiste Bruchez au poste de garde forestier du triage, en 2015.

Séduit par la motivation et la passion du jeune homme, le comité décide d’investir dans la pépinière. «70000francs ont été engagés pour la mise à l’enquête, les outils ou encore la location du terrain», explique Stéphane Jordan, président du triage.

Des plants plus robustes

En parallèle, la commune de Fully édite une brochure pour informer la population de l’intérêt des plants indigènes. «Beaucoup de gens achetaient des arbustes exotiques, comme les thuyas ou les laurelles, car ils n’y connaissaient rien, confie le garde forestier. Nous souhaitons proposer une réelle option différente et les inciter à planter des arbustes de la région.» Cette pratique est, en effet, avantageuse à tous les niveaux. «Il s’agit de plants qui poussent naturellement en forêt. Ils sont donc parfaitement adaptés aux conditions. Ils sont, en outre, plus robustes et plus résistants face aux maladies que les arbustes exotiques.»

La pépinière de 2000 mètres carrés compte 30 variétés de plantes, toutes indigènes, ce qui est une première en Valais. Du cornouiller au sureau, en passant par l’érable ou le chèvrefeuille, on y retrouve une grande diversité de couleurs, de formes et de tailles. Jamais à court d’idées, Jean-Baptiste Bruchez a également installé une saulée avec cinq variétés de saule: «C’est une plante qui pousse très vite et qui peut donc être utile pour des chantiers, le long du Rhône par exemple. Planter du saule permet d’éviter des éboulements de terre.»

Application concrète

Le rôle de la pépinière du triage se résume à proposer ses produits aux entreprises et aux privés. «Notre but n’est absolument pas de concurrencer les horticulteurs ou les paysagistes, affirme Stéphane Jordan. Au contraire, nous voulons devenir leur fournisseur. Actuellement, les privés représentent la moitié de nos ventes, les entreprises 30% et les collectivités locales 20%.»


Vous avez lu gratuitement
une partie de l'article.

Pour lire la suite :

Profitez de notre offre numérique dès Fr 2.- le 1er mois
et bénéficiez d'un accès complet à tous nos contenus

Je profite de l'offre !
Top