14.09.2017, 00:01  

C’est maintenant ou jamais

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Ils étaient 1250 concurrents au départ. Orhan Vouilloz, 21 ans, fait partie des trois derniers pilotes en lice.

 14.09.2017, 00:01   C’est maintenant ou jamais

AUTOMOBILISME - Le Chablaisien fait partie des trois derniers finalistes du Young Driver Challenge. Le vainqueur final décrochera un budget pour la saison 2018 et fera un pas vers le professionnalisme.

Orhan Vouilloz touche de près un rêve qu’il peut envisager comme un objectif aujourd’hui: devenir pilote automobile professionnel. Une possibilité qui n’aurait jamais pu voir le jour sans sa maman. En début d’année, cette dernière feuillette un magazine racontant la création de la première édition du Young Driver Challenge, un projet organisé par une grande société et qui entend...

Orhan Vouilloz touche de près un rêve qu’il peut envisager comme un objectif aujourd’hui: devenir pilote automobile professionnel. Une possibilité qui n’aurait jamais pu voir le jour sans sa maman. En début d’année, cette dernière feuillette un magazine racontant la création de la première édition du Young Driver Challenge, un projet organisé par une grande société et qui entend aider les jeunes pilotes suisses à mettre un pied dans le monde professionnel.

Peu d’occasions en Suisse

Le Young Driver Challenge permet de récupérer de jeunes pilotes talentueux qui auraient été perdus en route. «C’est exactement ça», sourit Orhan Vouilloz. Il faut savoir que la Suisse, contrairement à nos voisins, offre peu d’occasions aux jeunes pilotes d’être repérés. Ce sont souvent leurs parents qui doivent sortir des sous du porte-monnaie pour qu’ils puissent percer dans ce sport. Ce qui ne marche d’ailleurs que rarement.

Grâce à ce nouveau projet, le jeune le plus talentueux n’aura plus à se soucier de l’aspect financier l’année prochaine, puisqu’il disposera du budget et de divers soutiens pour une saison dans le championnat TCR allemand, championnat réputé de très haut niveau. Ce jeune se trouve parmi Orhan Vouilloz, 21 ans, Gustavo Xavier (20) et Oliver Holdener (20).

Il défendra ses chances devant 20 000 spectateurs

Pour en arriver là, le Valaisan et les deux pilotes suisses alémaniques se sont démarqués parmi un peloton de 1250 autres candidats au cours de phases éliminatoires qui ont commencé en début d’année. «Le projet était ouvert à tous les pilotes suisses. Des qualifications ont eu lieu en karting de location, puis en karting de compétition et, enfin, en voiture de course», précise le Valaisan originaire de Mex qui a habité à Monthey jusqu’à ses 12 ans avant de suivre sa maman dans le canton de Vaud, où il réside actuellement.

Au fil des semaines, la masse de jeunes talents s’est donc réduite. De 1250, ils sont passés à quarante. Puis à dix. Puis à cinq et, enfin, à trois. Pour les départager, chacun disputera une manche du championnat TCR allemand. Si ses deux «adversaires» ont déjà passé cet examen, Orhan Vouilloz, lui, défendra ses chances les 22, 23 et 24 septembre prochain lors de l’ultime manche à Hockenheim. Et c’est là que tout se jouera. Devant près de 20 000 spectateurs. «Ce qui m’arrive est indescriptible. Je ne dois pas trop penser à l’importance de cette course. En fait, tout va se jouer sur un week-end», réalise-t-il. «C’est une chance incroyable. Peut-être même la seule de ma vie pour devenir pilote automobile professionnel», ajoute celui qui a pu bénéficier des encouragements et conseils de ses amis Ralph Boschung et Louis Delétraz.

Pas seulement le pilotage

S’il sait que les responsables du projet jugeront et compareront les performances des trois pilotes sur le circuit, Orhan Vouilloz est tout aussi conscient qu’ils prendront aussi en considération d’autres facteurs. «Notre marge de progression, notre régularité, notre personnalité, notamment», éclaire le pilote, qui avait presque jeté l’éponge avant de s’inscrire au projet. «J’ai pratiqué du karting avec mon papa jusqu’en 2013. Puis, faute de budget, j’ai tout arrêté.» Son rêve de devenir pilote professionnel s’était alors éteint. Jusqu’à ce jour où sa maman eut la bonne idée de feuilleter un magazine. Un geste anodin. Mais qui pourrait changer une vie. Ou du moins, l’aider à transformer un rêve en une réalité désormais plus aussi lointaine. Pour Orhan Vouilloz, c’est les 22, 23 et 24 septembre que tout se décidera. Après, ce sera trop tard.


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