07.09.2017, 18:00  

Michel Darioly soigne l’image du sport hippique au Jumping national de Sion

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 07.09.2017, 18:00   Michel Darioly soigne l’image du sport hippique au Jumping national de Sion

Hippisme - Depuis deux ans, tous les cavaliers qui participent aux concours organisés par le Martignerain doivent signer une «charte éthique». Respect du cheval, de l’environnement ou encore présentation et attitudes correctes, rien n’échappe désormais au grand patron.

Michel Darioly passe à l’offensive:  l’organisateur oblige tous les cavaliers qui participent aux concours qu’il met sur pied à signer une «charte éthique.» L’action, qui a débuté en 2016, se poursuit cette année.  «On l’a officialisée après l’avoir mise en consultation il y a trois ans, en tenant compte de la réaction des cavaliers.»

L’idée ? «Sensibiliser les cavaliers et les gens qui gravitent autour des concours au respect du cheval, des animaux en général, du public en tenant les chiens en laisse, des sponsors...

Michel Darioly passe à l’offensive:  l’organisateur oblige tous les cavaliers qui participent aux concours qu’il met sur pied à signer une «charte éthique.» L’action, qui a débuté en 2016, se poursuit cette année.  «On l’a officialisée après l’avoir mise en consultation il y a trois ans, en tenant compte de la réaction des cavaliers.»

L’idée ? «Sensibiliser les cavaliers et les gens qui gravitent autour des concours au respect du cheval, des animaux en général, du public en tenant les chiens en laisse, des sponsors en se présentant correctement aux cérémonies de remises des prix ou encore de l’écologie en prêtant une attention particulière au tri des déchets», éclaire Michel Darioly. En jouant la carte de l’éthique, le Martignerain sait qu’il aide le sport hippique à soigner son image. «Malgré l’économie délicate, cette charte peut nous aider à poursuivre notre collaboration avec nos partenaires et à en trouver de nouveaux qui seraient sensibles à de tels éléments.»

Finies les balades entre potes

L’élément déclencheur? Deux chiens qui entouraient Tom, le fils de Michel Darioly aujourd’hui âgé de cinq ans. «Ils étaient gentils mais imposants. Je me suis quand même dit qu’un jour, quelqu’un pouvait se faire mordre.»

>>A lire aussi: Jumping: comment les éleveurs décident-ils des noms parfois insolites de leurs chevaux?

Et si un petit chien devait échapper à la règle et se retrouver malgré tout sans laisse au milieu des stands et des paddocks ? «Alors on le place dans un espace qui leur est réservé jusqu’à ce que le propriétaire s’inquiète et vienne le récupérer. Il devra alors s’acquitter d’une amende de cent francs. Cette somme sera reversée à une association de défense des animaux.»   

Les petites balades entre potes – entre chiens, donc – sans laisse, c’est donc terminé ! «N’importe où dans le monde, dans n’importe quelle ville, ils sont tenus en laisse. Mais pas dans le monde hippique où le client arrive au concours, ouvre la porte de sa voiture, lâche son chien et le récupère cinq jours plus tard. Cela n’arrivera plus chez moi parce que, non seulement, c’est illégal mais aussi parce que ça peut être dangereux», explique l’organisateur. 

Pas en réaction aux affaires de maltraitance

Si le respect du public, des sponsors et de l’environnement sont mis en avant dans la charte, il est un autre point qui a retenu notre attention: celui traitant de la protection animale. Michel Darioly réagirait-il aux affaires qui ont secoué le monde équestre et touché un cavalier irlandais fin 2016 et un Suisse en ce début d’année ? «Pas du tout, puisque notre charte a été mise en place avant ces évènements. D’ailleurs, l’un des cavaliers auquel vous faites allusion a été blanchi alors que l’autre bénéficie de la présomption d’innocence», rappelle l’organisateur. «Mais il est vrai qu’il y a quelques années, si un cavalier donnait deux coups de cravache sur les fesses d’un cheval, personne ne s’offusquait. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.»

La nécessité de corriger

Du côté des cavaliers, on joue le jeu. Le Bernois Michael Binggli et le Vaudois Jérémie Goumaz sont cavaliers et maréchaux-ferrants de profession. Tous deux n’ont pas hésité à signer la charte. «Il est tout à fait normal d’exiger une présentation correcte de la part des cavaliers sur le tour d’honneur. C’est un signe de respect envers les sponsors», remarque Jérémie Goumaz, apparemment sensible à ce point de la charte.

Et la maltraitance des chevaux de la part de cavaliers qui useraient un peu abusivement de la cravache pour que leur protégé performe ? «La plupart se comportement correctement», assurent nos interlocuteurs.  «Et si d’aventure l’un d’entre eux essayait de jouer au malin, il serait très vite remis à l’ordre», ajoutent-ils, avant que Michael Binggli ne précise.  «Il ne faut tout de même pas oublier que de temps en temps, il faut remettre les chevaux en place, ne serait-ce que pour des raisons de sécurité. Il y a une énorme différence entre maltraiter et corriger. Il faut savoir poser des limites. Il en va de même avec l’être humain.» 

  

Grande soirée du 20e anniversaire

Plus de mille personnes sont attendues samedi dès 19h30 sur la piste de concours, à l’occasion du 20e anniversaire du Jumping National de Sion. Le club Promotion Cheval Valais et Darioly Events ont le plaisir d’offrir à leurs fidèles sponsors, cavaliers, spectateurs ainsi qu’à toute la population sédunoise une grande soirée festive et gustative : Apéritif – Grand buffet – Raclette de Bagnes – Fondue Vacherin – Cochon à la broche.  De 19h à 20h, tours en poney, château gonflable offerts aux enfants. Animation musicale avec DJ by Bernie


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