14.09.2017, 00:01  

Histoires de couples

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Histoires de couples

 14.09.2017, 00:01   Histoires de couples

Par Sarah Wicky

Un homme et une femme qui se disputent. La scène est d’une banalité affligeante. Pourtant, quand cet homme et cette femme sont campés par Guy Delafontaine et Catherine Grand de la compagnie Spectaclexpo, ils deviennent de truculents personnages de théâtre. Qui plus est lorsque, de leur bouche querelleuse, fusent des réparties tirées des grands textes comiques, à commencer par...

Un homme et une femme qui se disputent. La scène est d’une banalité affligeante. Pourtant, quand cet homme et cette femme sont campés par Guy Delafontaine et Catherine Grand de la compagnie Spectaclexpo, ils deviennent de truculents personnages de théâtre. Qui plus est lorsque, de leur bouche querelleuse, fusent des réparties tirées des grands textes comiques, à commencer par les calembours du poète latin Plaute.

Pour concevoir «Camping sauvage», le duo est parti du ressort comique le plus originel: la dispute. «Ici, c’est un couple hétérosexuel qui se chamaille, mais ç’aurait très bien pu être deux femmes ou deux hommes, ou un chef et un subordonné», explique Guy Delafontaine, qui assure également la mise en scène.

Un va-et-vient temporel

Reste que la femme a servi de piste de réflexion pour concevoir la pièce, elle qui joue souvent un rôle de moteur au théâtre comme dans la vie. «Les textes choisis reflètent cette vision de la femme», précise Catherine Grand. Sur scène, le couple navigue ainsi de Molière à Karl Valentin en passant par Shakespeare, sans que le spectacle ne souffre de ces décalages temporels et de langage.

Un tour de force rendu possible par le jeu des comédiens très complices. A tel point qu’ils semblent prendre plaisir à s’invectiver. Sans doute une projection du spectateur qui peut s’identifier à l’un ou l’autre protagoniste de ce huis clos.

Sonner vrai

Sur scène, le décor est simple, soucieux de réalisme: une tente de camping, un lit de camp, des accessoires de cuisine. Mais pourquoi diable le camping? «J’avais envie de créer cette bulle où les tensions sont exacerbées et qui offre plusieurs niveaux de lecture. Le théâtre, monde imaginaire, doit devenir concret sur scène.»

Un credo que le professionnel applique en puisant ici dans une veine comique confinant au burlesque. Un côté clownesque assumé «pour autant qu’on ne tombe pas dans le grimaçant ou l’exagération». En bisbille sur les planches, le duo parle d’une même voix dans les coulisses. Une cohésion qui fait merveille. A vérifier sur scène dès samedi.


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