Plus un jour sans qu’une gazette ou un site Internet ne nous assome avec les dernières nouvelles de Balou!On a eu droit au récit détaillé de l’abruti de chasseur qui a blessé l’ours. Passe encore, on peut comprendre que les défenseurs de l’ours soient un brin furieux . Mais c’est après que la folie s’est emparé de la toile et des gazettes:je vous cite quelques titres en vrac:
- Des pièges pour soigner Balou l’ours blessé…
- Des nouvelles de Balou, 3 jours après sa blessure
- Ours Balou tiré: Pourquoi, l’Association X porte plainte
- L’ours Balou blessé: l’Etat est responsable - etc etc jusqu’à la photo:
A croire que la France a perdu la raison. Plus rien n’existe en dehors de Balou. Les misères humaines, les coups tordus des banquiers qui jonglent avec nos caisses de pension, les chômeurs et les vieux désespérés dans leurs mouroirs, finis, envolés…Heureusement, il restent les journaux locaux – plus proches des gens – qui se rebiffent, comme la Gazette Ariégeoise qui publie un papier salutaire pour dénoncer le terrorisme intellectuel exercé par les partisans de la sacralisation de l’ours.
“L’ARIÈGE MALADE, L’ETAT AU CHEVET DE BALOU”
Sous ce titre, l’ASPAP, communique:
Mônsieur est servi. L’équipe de suivi de l’ours ne refuse rien à Balou, l’ours slovène blessé par un chasseur en Ariège ce 7 septembre. Cuissot de cerf, cuissot de sanglier viennent de lui être portés à domicile sur le secteur où il a été localisé, à quelques kilomètres du lieu de l’accident.Depuis 3 semaines, les riverains des environs de Prades assistent ébahis au grand spectacle du petit monde de l’ours : refuge forestier réquisitionné et ravitaillé par les autorités, ballet des 4×4, défilé de gendarmes, gardes-chasse, gardes forestiers, équipe de suivi au grand complet, visite du Préfet, matériel sophistiqué de localisation, course poursuite nuit et jour à l’affut du miraculeux bip-bip de l’émetteur intra-abdominal de Balou, avion de reconnaissance, survols en hélicoptère etc … sans oublier l’élite des associations ursophiles le nez au sol, à la recherche du moindre poil du plantigrade.Après 3 semaines de cette frénésie, nous apprenons que la capture de l’ours – envisagée un temps pour le soigner- n’est plus d’actualité. Un nouveau dispositif est donc mis en oeuvre : « seuls » deux techniciens à temps plein resteront sur place, attachés au chevet de Balou 24H/24. L’Etat appelle cela « un dispositif allégé ». Se montrerait-il aussi généreux envers les humains, à raison de deux infirmières pour chaque patient ?Balou est blessé. L’Ariège est malade. L’Etat ne semble pas manquer d’argent pour créer artificiellement une population d’ours slovènes en Ariège. Pour autant, se porte-t-il au chevet de l’économie ariégeoise, durement affectée par la conjoncture économique difficile ? Non.
Jusqu’à quand les contribuables électeurs accepteront que leurs impôts soient consacrés aux ours importés de Slovénie?
Commentaire par de Menten — 12 octobre 2008 @ 13:28
Monsieur Bonnard, Je veux bien vous suivre, mais soyez plus clair. Pouvez-nous nous dire ce que coûte par exemple par habitant : * la politique de sauvegarde de l’ours en France ? * la politique de sauvegarde de l’agriculture ? * la politique de sauvegarde de la filière ovine ? * la politique de sauvegarde de l’élevage ocin en montagne ? ceci afin de donner de la crédibilité à votre article. Jusqu’à quand les contribuables électeurs accepteront que leurs impôts soient consacrés à la sauvegarde d’un secteur élevage ovin en déficif chronique depuis des années ? Vous ne savez pas ? Voilà la réponse… On compte 62.000.000 d’habitants en France dans 17.780.000 ménages imposables. Coûts « bruts » des grands prédateurs Si on ne tient pas compte des budgets «Grands prédateurs» qui retournent au pastoralisme on obtient le «coût brut» des grands prédateurs (loup et ours) par habitant et par an ou par ménage imposable et par an. 6301000 € (0,10 € de subsides «Grands prédateurs» par français et par an) dont : * 4426000 € (0,070 € /français/an pour le «loup») et * 1875000 € (0,030 € /français/an pour «l’ours»). Coûts « nets » des grands prédateurs Si on tient compte des budgets «Grands Prédateurs» qui retournent au pastoralisme on obtient pour le «coût net» des grands prédateurs (loup et ours) par habitant et par an ou par ménage imposable et par an. 6301000 € (0,10 € de subsides «Grands Prédateurs» par français et par an) dont : * 4363000 € (0,07 € /français/an de subsides «Grands Prédateurs» qui retournent au pastoralisme) dont : * 3400000 € (0,055 € /français/an payés par le budget «loups») et * 963000 € (0,015 € /français/an payés par le budget «ours») * 1938000 € (0,031 € français/an de subsides «100 % Grands prédateurs») dont : * 1026000 € (0,017 € /français/an de subsides «100% loup») et * 912000 € (0,014 € /français/an de subsides «100% ours») Les Subventions agricoles 12.871.600.000 € (207,60 € par français et par an) (233 € en 2006) dont : * 650.000.000 € (10,48 € de subventions à la filière ovine) dont * 280.000.000 € (4,52 € de subventions à la filière ovine de montagne/) Ce qui représente respectivement : • Pour les subventions agricoles: 2076 fois le coût brut annuel «Grand Prédateurs». • Pour la filière ovine: 105 fois le coût brut annuel «Grand Prédateurs». • Pour la filière ovine en zone de montagne: 45 fois le coût brut annuel «Grand Prédateurs». Sources et méthodes de calcul disponibles… Bien à vous
Merci pour ces chiffres. Mais je ne comprends pas bien la comparaison entre les subventions agricoles et le coût de la réintroduction de l’ours importé de Slovénie dans une région où les indigènes ne semblent guère l’apprécier… JB
Commentaire par de Menten — 12 octobre 2008 @ 14:32
Le berger Joseph Paroix espère que le choix du maintien de l’ours l’emportera. Dans un très beau texte intitulé « Berger dans les nuages » et publié aux Editions de Faucompret, il a écrit sa profession de foi : « Si l’ours meurt, il y aura, je crois, comme une grande obscurité et un froid silence dans nos vallées. Les nuits seront plus tristes, les rêves plus sombres, l’avenir plus obscur. » Joseph Paroix, berger sur le plateau du Bénou. Haut-Béarn. Dans cette région, il ne reste que 3 ours mâles dont un très vieux (Camille) et le petit de Cannelle. Joseph Paroix est presque dans le noir. Robert Hainard a dit : «Une forêt sans ours n’est pas une vraie forêt.» Le pastoralisme est en crise durable : * la production diminue, * la consommation diminue, * les prix diminuent * les exploitations diminuent, * les pertes augmentent, * les maladies augmentent, * les subventions augmentent Enlever les ours, celà ne changera strictement rien à la crise ovine. Ou plutôt si, le pastoralisme perdra 1 million d’euros de subventions. Le prédateur est l’arbre qui cache la forêt, l’élevage ovin doit faire face à des difficultés bien plus importantes. Sans les primes, qui représentent plus de la moitié du revenu des éleveurs, l’élevage ovin ne serait plus rentable. On a artificiellement maintenu cet élevage, mais devant la concurrence de la Nouvelle-Zélande et de l’Australie, il ne tient pas. Son seul débouché c’est la population musulmane pour l’Aïd. L’élevage ne survit que grâce à cela. Les éleveurs ont des revenus très faibles, ils ont des aigreurs, des revendications sur tout et se sentent victimes, marginalisés, le prédateur, c’est une tête de turc, une goutte d’eau. Retirez cette goutte et le vase restera plein, près à déborder à la moindre crise supplémentaire… comme la fièvre catarrhale ovine par exemple. Que faisaient les éleveurs pyrénéens cet été, au lieu de vacciner ? Ils chantaient avec les hommes politiques aux Pastoralies. Et que chantaient-ils, Philippe Lacube et Augustin Bonrepaux ? Aquelhas montanhas, que tan nautas son, M’empechon de veire… Baissatz-vos montanhas, planas aussatz-vos, Per que posca veire… Ce qui veut dire.. Ces montagnes, qui sont si hautes, M’empêchent de voir… Abaissez-vous montagnes, plaines haussez-vous, Que je puisse voir … Effectivement, ils n’ont rien vu venir. Les politiciens et les syndicalistes agricoles leur ont mis des oeillères qui cachent la réalité. Ils ne voient que l’ours (dans les Pyrénées) ou que le loup (dans les Alpes). Dans les Pyrénées, où ils refusent toujours de se protéger (le faire serait accpter la présence de l’ours) le loup arrive sur des troupeaux en liberté. Les difficultés sont à venir, et ils chantent et ne voient rien venir. Triste aveuglement responsable de leur suicide collectif.
Commentaire par BUSSET Brigitte — 12 octobre 2008 @ 16:05
Occupez vous de vos affaires et regardez vous avant de critiquer les autres! Brigitte
Bravo pour votre ouverture et votre conception originale du dialogue! JB
Commentaire par de Menten — 12 octobre 2008 @ 21:04
Monsieur Bonnard, “vous ne comprennez pas bien la comparaison entre les subventions agricoles et le coût de la réintroduction de l’ours…” La comparaison c’est le contribuable. Les impôts sont payés dans toute la France, pas uniquement dans les loeurs d’estives. Si comme vous, le contribuable en a “ras le Balou” de payer pour l’ours (ce qui est loin d’être le cas, puisque tous les sondages montrent que la majorité des français désirent garder des ours dans les Pyrénées, et donc participer à la politique de sauvegade), que pense t-il de ce qu’il paie pour sauver “les indigènes” comme vous les appellez. Le pastoralisme est en crise. Vous n’en touchez pas un mot… Chaque Français paie 0,03 € par an pour la politique de sauvegarde des ours Pyrénéens. Que peut-il s’acheter avec celà…, rien. Sur ces 0,03 €, la moitié tombe dans la poche des éleveurs en aides diverses. Chaque français paie aussi 207,60 € pour aider les agriculteurs français (6920 fois plus). Autrement dit, le coût global d’une année de la politique “ours” du gouvernement correspond à ce que chaque français paie pour une heure et 16 minutes d’aide à l’agriculture ! L’ours c’est des cacahuètes. L’aide annuelle apportée pour soutenir l’élevage ovin de montagne en déficit chronique représente 150 fois le budget annuel ours. Votre coup de gueule me semble 150 fois plus dérisoire.
Commentaire par Rufford — 10 novembre 2008 @ 2:25
Voila un OURS émissaire! Autant de passion pour cette pauvre bête qui cache la vrai misère politique et économique régionale. Une majorité gauchisante, rétrograde, bref du terroir… qui essaye – ( cf le plan 31 ) – de dynamiser la région. Sincèrement, Messieurs les politiques, assumez ! Pour une fois tranchez le discours : Tourisme ou pastoralité : Faites vos comptes! Quand à la petite Brigitte Busset… mieux vaut se taire.
Commentaire par foie gras — 4 décembre 2008 @ 3:52
Hello ! Billlet tres pertinent cependant j’ai du mal a comprendre : a croire que la france a perdu la raison … bonne continuaton !
Commentaire par Busset Brigitte — 12 février 2009 @ 18:57
La personne qui dit s’appeler Brigitte Busset et qui exprime son avis dans un vocabulaire franchement “limite” sur de multiples sites ou blogs concernant les animaux est priée de révéler son vrai nom et de ne plus utiliser le mien…! (vérifié sur pages blanches françaises et suisses) MERCI
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