L’argument le plus souvent lancé à la tête des Valaisans qui réclament le droit de pouvoir réguler les loups est que seul le Valais connaît des problèmes de cohabitation avec le prédateur.
Archi-faux: partout, les même problèmes se posent et les bonnes solutions se font toujours attendre. A bout de patience, les indigènes commencent à utiliser des solutions radicales à défaut d’être légales. Ainsi, on parle ouvertement de “gestion à l’italienne du loup” et on avoue officiellement 200 cas de loups braconnés en France.
En Suisse – et en Valais en particulier – on respecte la loi et on attend le feu vert de l’autorité fàédérale pour abattre un loup qui acausé trop de déàgâts aux troupeaux.
Pour tordre un peu le cou à la rumeur malhonnête qui consiste à dire que seul le Valais connaît un problème de cohabitation avec le loup, nous mettons ici le lien vers une dépêche de l’AFP reprise par Goodplanet.
Mardi 17 août, sur la route Vissoie – St-Luc, David Zufferey a eu le bonheur et le réflexe de saisir une séquence rare: un duel de brocards au beau milieu de la route. L’arrivée d’automobilistes n’a pas distrait les deux matous qui ont continué à en découdre!
Remarquez le regard fier du vainqueur lancé en direction du photographe, avant de regagner la forêt.
le combat ici
Merci David
A l’heure où Internet autorise la publication des pires bêtises suite au tir – parfaitement légal et autorisé - d’un loup menacant des troupeaux de bovins (déjà attaqués auparavant), il nous a semblé utile de donner la parole à l’ancien vétérinaire cantonal, le Dr. Joseph Jäger, qui pendant 24 ans a arpenté les alpages du Valais. Sa connaissance de la géographie valaisanne, des alpages fréquentés par les troupeaux en été et la réalité du comportement du loup l’ont amené à se et à poser une question sans réponse jusqu’ici: le Concept Loup Suisse respecte-t-il la loi sur la protection des animaux? Cette loi protège les animaux de douleurs, souffrances ou dommages injustifiés et interdit de les mettre de façon injustifiée dans un état d’anxiété.
“Le loup s’attaque aux moutons (et désormais au bovins) principalement la nuit; souvent, plusieurs animaux sont touchés. Les moutons sont parfois mortellement mordus, d’autres se font arracher des organes comme le foie, les poumons ou les viscères. Les animaux gémissent de douleur et succombent. La situation topographique et climatique de nos alpages et préalpages ne permet pas de protéger efficacement les moutons contre les prédateurs… Des rapports venant d’autres pays montrent qu’en fonction de la direction du vent, les loups ont pu attaquer les moutons pendant la nuit sans que les chiens ne les remarquent. Selon l’endroit où les moutons passent la nuit, la peur peut les conduire a se jeter dans le vide ou à se blesser. Comment harmoniser le Concept Loup avec la législation sur la protection des animaux alors que 35 animaux doivent être mordus à mort ou succomber à leurs blessures avant qu’une autorisation de tir puisse être délivrée? D’où le Concept Loup prend-il le droit de limiter le tir à un périmètre donné et à une durée de 60 jours? Est-il légal que par la suite le même loup puisse encore attaquer des moutons?
La manière dont ces animaux souffrent et meurent correspond-elle au respect et à la dignité des animaux tels qu’ils sont prévus dans la Constitution?
Agneaux Nez Noir du Haut-Valais
Le mouton Nez noir du Valais n’est pratiquement élevé qu’en Valais et est profondément ancré dans notre culture. Le propriétaire entretient une étroite relation avec ses animaux et à l’inverse, l’animal reconnaît son propriétaire quand il l’appelle. Il n’existe que quelques milliers de moutons de cette race. Nos gens sont indignés de constater que le Concept Loup se place au-dessus de tout respect et de toute dignité de leurs animaux…
L’animal n’est pas une marchandise avec laqulle on peut raisonner en chiffres. Les animaux ne doivent pas souffrir et mourir pour quelque chose que l’on ne peut pas protéger ou pour les erreurs que l’homme commet. La loi sur la protection des animaux peut-elle être rendue caduque par l’adhésion à une convention?”
Le Dr. Jäger rappelle que sur les plus de 100.000 hectares affectés à l’agriculture, 28.000 sont situés en plaine, 10.000 dans des zones de montagne et plus de 70.000 sont des alpages. Les moutons pâturent les terrains accidentés et rocheux, parfois jusqu’à plus de 3000 m. Ce type de pâturage est important afin de protéger de l’érosion les sols recouverts d’une mince couche d’humus. Actuellement, environ 70.000 moutons sont mis à l’estive. Le Service de l’agriculture considère l’effectif ovin actuel comme la limite inférieure nécessaire pour l’exploitation agricole.
Dans notre canton, il y a plus de 350 alpages exploités, avec 73.378 hectares de prairies traversées par des étendues de pierres et de roches. Pour avoir contrôlé pendant plus de 20 ans plus de 12 alpges par an, le Dr. Jäger est convaincu qu’il est impossible avec les mesures préconisées (clôtures et chiens de protection) d’assurer une surveillance permamente des moutons, des chèvres, des boeufs et des veaux et même des vaches qui passent aussi la nuit dehors dans la plupart des alpages.
Actualité récente
Face à l’avalanche de commentaires suscités par la position de l’ancien vétérinaire cantonal valaisan, j’ajoute un élément d’actualité tiré de “ledauphine.com”.
A lire ici : c’est du vécu, loin du bla-bla-bla orchestré pour accréditer la thèse que le loup ne pose pas de problèmes aux bergers AILLEURS qu’en Valais
A vouloir sacraliser certaines espèces (loup, ours et autres lynx), on met en danger l’équilibre fragile que l’homme s’efforce d’assurer. Equilibre qui doit tendre vers la biodiversité et non vers la liberté du renard dans le poulailler ou du loup dans la bergerie.
Un exemple récent nous est fourni de cette évidence qui n’échappe qu’à ceux qui ne vivent pas dans les régions directement concernées.
Les éleveurs de montagne des Pyrénées centrales se plaignent désormais d’agressions de vautours contre des bêtes bien portantes, alors que ces oiseaux sont des charognards.
Faute de carcasses en suffisance, le charognard devient prédateur... Photo J.-D. Chopin
Les officiels du Parc national des Pyrénées (PNP) récusent partiellement ces accusations. Le chef du service scientifique du parc, Éric Sourp, reconnaît simplement que « certains vautours en situation de famine peuvent s’attaquer à des animaux blessés, affaiblis, ou en situation de vulnérabilité ». Philippe Serre, responsable de la Ligue de protection des oiseaux (LPO), ajoute diplomatiquement que « les dégâts sont minimes mais, pour des éleveurs en difficulté économique, ça peut être la goutte d’eau qui fait déborder le vase ».
Ces “aveux” des protecteurs attitrés des vautours, même s’ils sont focrément nuancés, accréditent la thèse des éleveurs qui eux ont constaté que depuis que la population de vautours fait l’objet d’une protection totale elle explose. Et, faute de carcasses en suffisance, le charognard se transforme en prédateur d’animaux bien vivants!
Bel exemple de l’aberration d’une protection totale imposée contre tout bon sens et sans prise en compte des conséquences sur le terrain.
Les écolos intégristes ont du reste très bien compris le parti qu’ils pouvaient tirer de la dérive de nos sociétés à vouloir figer dans le temps des mesures de protection prises en méconnaissance de cause. Ainsi en est-il de la protection absolue du loup. La Convention de Berne, signée bien avant le retour – naturel ou facilité – du loup et donc en parfaite méconnaissance des problèmes qu’il allait poser aux cantons alpins, est devenue un dogme dont la Suisse a toutes les peines à se débarrasser.
Heureusement, les arguments et méthodes (importations illégales de lynx admises aujourd’hui après avoir été niées pendant des décennies) de ces fondamentalistes finiront par se retourner contre eux: les élus du peuple y regarderont à deux fois avant de suivre tête baissée ces prophètes auto-proclamés du bonheur sur terre…
Lire plus ici:
ANNIVIERS> Inquiets de sa disparition, les chasseurs ont créé un biotope pour favoriser sa croissance.
Charly-G. Arbellay
Le lièvre brun (Lepus europaeus) est en sursis dans le val d’Anniviers. En 2009, les chasseurs en ont tiré six contre une trentaine les années précédentes. Forte de ce constat, la Diana d’Anniviers a décidé de créer un biotope pour favoriser la croissance de cette espèce. «Il y a deux ans, nous avons mis sur pied une commission lièvres», relève son président Alain Ganioz. «Nous sommes allés en Haute-Savoie pour nous enquérir d’une expérience réalisée par les chasseurs français».
Alain Ganioz, président de la commission Lièvres
Le biotope pour les lièvres bruns a été aménagé aux Dégères, à 1700 mètres d’altitude, au-dessus de Mission et Ayer, proche de la route conduisant aux Moyes et à l’alpage de Nava. Cette zone va devenir prochainement une réserve. Une vingtaine de membres de la Diana et plusieurs candidats chasseurs ont labouré deux parcelles de 300 mètres carrés chacune appartenant à Simon Epiney, président de la commune d’Anniviers. Ils ont clôturé les espaces et semé du seigle et des tournesols. «Ce projet, en gestion depuis pas mal de temps, est entré dans sa phase finale. Il arrive à point nommé en cette année de la biodiversité», souligne Frédéric Zuber, président de la Diana. Pourquoi le lièvre brun est en voie d’extinction ? «On a pas d’explication à ce changement brutal ! Le phénomène est européen», commente Joël Florey, garde-chasse. «Il y a sans doute davantage de prédateurs, comme les renards, les rapaces et même les chats domestiques».
Frédéric Zuber, Président de la Diana Anniviers
La tentative des Anniviards est une première. «On essaie de faire quelque chose. Du mal on n’en fait pas ! Je suis persuadé que dans dix ans les lièvres seront à nouveau nombreux dans la vallée», affirme le chasseur Blaise Zufferey. Questionné à ce propos, Paul Marchesi, biologiste et zoologue, auteur d’un livre avec Nicolas Lugon-Moulin sur les mammifères terrestres de la vallée du Rhône, donne son avis: «Je suis très dubitatif sur cet essai et ne pense pas que c’est ainsi que l’on va augmenter les lièvres de la vallée. De plus, je vois mal comment on empêchera les renards d’accéder au champ et ainsi aux lièvres qui trouveraient le courage d’y aller car ils n’aiment pas les clôtures».
Ce projet est soutenu par la Fédération valaisanne des sociétés de chasse qui a versé une contribution de 3000 francs. A suivre donc !
Chasseurs anniviards au travail
Pour information: Manifestation des agriculteurs français contre le loup: Mercredi, 12.05.2010, dès 12 heures, à Bonneville/FRA (Departement Haute-Savoie, près du Valais) Bienvenue au soutien suisse!
Nous avons reçu cet appel de nos amis savoyards qui sont eux aussi confrontés aux problèmes posés par le loup.
Le loup abattu dans le Val d'Hérens
A deux reprises, en 2005 et en 2010, des citoyens ont abattu un loup qui s’en prenaient à leurs troupeaux. En France, le Code de l’environnement autorise tout éleveur à tuer les bêtes fauves, dont les chiens errants lorsqu’ils s’en prennent à leur troupeau.
Dans ces deux affaires, le soutien populaire au tireur est impressionnant. Un soutien qui est de nature à éclairer les élus sur la réalité des problèmes posés par les loups dans des zones rurales où les éleveurs ont vu leur vie virer au cauchemar depuis le retour des loups.
L’appel des éleveurs savoyards ici:
Pour en savoir plus sur les deux cas cités ci-dessus:
l’affaire de 2005
l’affaire de 2010
92 délégués ont assisté samedi à Zuoz (Grisons) à la 2e Assemblée de l’organisme national faîtier de la Chasse: Chasse Suisse. Jon Peider Lemm, enfant de la région et premier président de Chasse Suisse a pris congé de ses collègues du comité suisse, tout comme le représentant valaisan au comité Charly Sierro.
La délégation valaisanne au moment du vote
Pour la présidence, les délégué ont porté leur choix sur Hanspeter Egli, président de la section des chasseurs de St-Gall. La délégation valaisanne, emmenée par le Président de la FVSC Raphaël Papilloud, a proposé la candidature d’Adrian Zumstein. Juriste et Chef de service à l’Etat du Valais, et passionné de chasse, notre collègue a réussi la plus brillante élection de la journée, avec 84 voix sur 92 votes. Bravo Adrian! La vice-présidence de Chasse Suisse a été confiée par acclamations à Peter Zenklusen, président des chasseurs bernois et Valaisan d’origine.
Adrian Zumstein et Peter Zenklusen paratgent l'apéritif à l'issue du vote de Samedi à Zuoz
Avec ce tandem de choc, les chasseurs valaisans jouertont un rôle important au sein de l’organisme faîtier de la chasse suisse à un moment où des décisions importantes doivent être prises: modification de l’ordonnance fédérale sur la chasse, initiative sur les armes et statut des grands prédateurs. JB
Tarcisi Caviezel (nouveau, SPW), Adrian Zumstein (nouveau, Diana Suisse), Marco Giacometti (secrétaire), Marco Mondada (ancien, FCTI), Hans Peter Egli (nouveau, président, RJS), Ferruccio Albertoni (ancien, FCTI), Peter Zenklusen (ancien, vice-président, SPW), Franco Scodeller (nouveau, RJS), Marcel Lachat (nouveau, Diana), Thomas M. Petitjean (ancien, RJS, absent sur la photo).
Lors de l’Assemblée des délégués de la FVSC à Verbier le 17 avril, le Conseiller d’Etat Jacques Melly s’est adressé pour la première fois aux chasseurs valaisans.
La chasse valaisanne est en effet désormais rattachée au Département des transports, de l’équipement et de l’environnement, dirigé par le Conseiller d’Etat Jacques Melly.
Discours franc, argumenté et sans concessions au politiquement correct, chaleureusement applaudi. Avec un objectif clairement affirmé :”l’objectif que nous nous sommes fixé avec le Service de la chasse, de la pêche et de la faune, c’est que le loup soit chassable en Valais”
Objectif parfaitement justifié : ” Cette espèce n’est pas menacée d’extinction et faute d’une régulation efficiente elle va générer des dégâts exponentiels, insupportables pour notre agriculture et préjudiciable à notre tourisme. Les prédations du loup mettront également en péril la chasse, avec pour conséquence une perte substantielle de la valeur du droit régalien qui est concédé aux cantons par notre Constitution fédérale”.
En attendant que le Conseil fédéral se prononce sur la série d’interventions parlementaires déposées et allant dans ce sens, le Conseiller d’Etat a lancé un appel aux éleveurs pour qu’il prennent des mesures de protection de leurs troupeaux. Pour limiter les prédations certes, mais aussi parce que l’application de ces mesures accélère très sensiblement la procédure d’autorisation de tirs de loups: “l’année dernière, il a fallu plusieurs mois et plus de 100 moutons tués dans le Chablais pour parvenir à une autorisation de tir alors que dans le Val d’Hérémence l’autorisation est tombée une semaine après une déprédation portant sur 16 moutons ». Cette différence de traitement est uniquement due au fait que dans la région de la Dixence, les troupeaux étaient protégés.
Démontrant que son sérieux n’excluait pas l’humour, Jacques Melly a terminé son message avec un clin d’œil inspiré par un vieux chasseurs à qui il avait demandé s’il était vrai que les chasseurs mentaient volontiers…« Mais Monsieur Melly, vous savez bien que si les femmes ne posaient pas de questions, les maris ne mentiraient que très rarement, alors, si les chasseurs mentent c’est certainement de la faute des garde-chasse… ».
L’excellente Courrier International publie une enquête sur un commerce honteux
La bile d’ours, un business très rentable De nombreux touristes sud-coréens viennent acheter ce remède traditionnel au Vietnam. Et, souvent, ils ignorent qu’ils enfreignent la loi.
Un ours noir asiatique (Ursus Thibetanus) est attaché avant une extraction de bile, ferme d'ours dans la province de Quang Ninh, Nord Vietnam.
Fin 2009, la police environnementale de la province de Quang Ninh [dans le nord-est du pays] a fait une descente à Viet Thai. Dans cette “ferme” spécialisée dans la production de bile d’ours, l’une des six recensées dans la province, les policiers ont surpris en flagrant délit neuf personnes, dont deux Sud-Coréens, en train de prélever de la bile sur des animaux captifs. [La technique d’extraction consiste à introduire un cathéter permanent dans la vésicule biliaire de la bête et à pomper le fluide deux fois par jour].
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Le week-end dernier, lors d’une course à peaux de phoques dans la région du barrage de Moiry, nous avons été très surpris d’apercevoir à deux reprises, cet étrange animal sortant sa tête de l’eau glacée du barrage.
J’avoue ma complète ignorance et c’est la raison pour laquelle je lance un appel: qui peut nous dire quel est cet étrange animal?
Un scientifique à qui nous avons montré la photo a évoqué l’hypothèse d’un lâcher sauvage d’un animal venu du nord de l’Europe. L’animal se nourrirait de poissons!… A voir sa taille, il pourrait rapidement présenter une rude concurrence pour les pêcheurs anniviards.
Tous vos avis sont les bienvenus sous forme de commentaires ci-dessous.
Précisions: nous étions quatre à nous frotter les yeux face à cette apparition, photographiée à quelque dizaine de mètres de la rive, tout près du mur.